Au nom d’Allah, le tout miséricordieux, le très miséricordieux.

Après avoir vu lors du précédent article que le Coran nous protège dans l’au-delà, mettons à présent en évidence un de ses bénéfices ici-bas. En effet nous comptons parmi ses nombreux bienfaits l’un des plus précieux en ce bas monde: la tranquillité et l’apaisement du cœur.

 

Allah Le Très-Haut nous dit :

{Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah. Certes, c’est par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs} (Ar Ra’ad 28)

« الَّذِينَ آمَنُوا وَتَطْمَئِنُّ قُلُوبُهُم بِذِكْرِ اللَّهِ ۗ أَلَا بِذِكْرِ اللَّهِ تَطْمَئِنُّ الْقُلُوبُ » الرعد 28

 

L’imam an Nawawi, qu’Allah lui fasse miséricorde, nous informe que:  » La meilleure évocation est la lecture du Coran ».

 

Lorsque tu te sens amoureux, tu ressens bonheur et légèreté, ton cœur semble s’envoler et planer, comme bercé par une douce brise de bien-être et de sérénité aux effluves printaniers. Le Coran t’apporte cette sensation, l’apaisement du cœur avec une réalité sublimée et d’ailleurs bien plus profonde que celle que procure cet état de par l’amour pour un homme ou une femme.

 

L’apaisement du cœur, « As Sakina » est un état auquel tout être humain aspire. C’est une sensation magnifique qui te fais oublier tous tes soucis, quelle qu’en soit l’ampleur. Empli de ce sentiment, notre regard perçoit tout le reste différemment et c’est comme si soudainement l’univers conspirait harmonieusement à être moins lourd, tellement plus léger.

 

Certaines personnes ont en apparence tout pour être heureuses, (famille, logement, nourriture, travail, argent, rang social…) et pourtant, elles vivent dans la dépression, l’anxiété et sont en proie à des idées sombres, allant même parfois jusqu’à se suicider, étouffées, noyées dans le mal-être et le vide intérieur que tous les trésors matériels de ce bas monde ne pourraient combler et rassurer.

 

D’autres, se persuadent que tout va bien dans un pseudo paradis qui n’est qu’artificiel et tellement peu substantiel: une étude démontre que nous sommes en France les plus gros consommateurs de psychotropes (antidépresseurs) du monde et cette situation ne cesse malheureusement d’accroître.

Plus d’un quart des Français consomme des anxiolytiques, des antidépresseurs, des somnifères et autres médicaments pour trouver l’apaisement du cœur et tenter  d’apaiser le mental qui déraille et l’âme qui pleure. 150 millions de boites sont ainsi prescrites chaque année (Données nationales, an 2000).

Certaines personnes dépensent des fortunes dans des médicament, cures, voyages, formations… Tenter l’évasion, quel qu’en soit le moyen, se fuir soi-même en tentant de faire distraction…illusion sur illusion. Tout ça pour obtenir l’apaisement du cœur…

 

D’autres encore font des efforts intenses et passent un temps fou à la recherche de l’apaisement du cœur par des quêtes spirituelles autant diverses que farfelues, et au résultat inlassablement vide et stérile. En effet, on peut s’entêter à emprunter et tester 1000 chemins différents, seul un est garant du bonheur et de la réussite: le chemin droit auquel nous invite notre Seigneur Le Très-Haut. Sur ce chemin et de par Sa grâce, nous trouvons le Noble Coran.Il t’apporte le bonheur, le calme intérieur. Cette paix sans prix, il te la procure plus spécifiquement à la mosquée et chez toi dans ton foyer.

 

Le Messager d’ Allah ﷺ a dit :

« Il n’y a pas une fois où des gens se réunissent dans l’une des maisons d’Allah pour réciter le Livre d’Allah et pour l’étudier entre eux sans que la sérénité ne descende sur eux, que la miséricorde ne les couvre, que les anges ne les entourent de leurs ailes et qu’Allah ne les mentionne devant ceux qui sont auprès de Lui. » (Rapporté par Muslim).

عَنْ أَبِى هُرَيْرَةَ رضي الله عنه قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم :

وَمَا اجْتَمَعَ قَوْمٌ فِى بَيْتٍ مِنْ بُيُوتِ اللَّهِ يَتْلُونَ كِتَابَ اللَّهِ وَيَتَدَارَسُونَهُ بَيْنَهُمْ إِلاَّ نَزَلَتْ عَلَيْهِمُ السَّكِينَةُ وَغَشِيَتْهُمُ الرَّحْمَةُ وَحَفَّتْهُمُ الْمَلاَئِكَةُ وَذَكَرَهُمُ اللَّهُ فِيمَنْ عِنْدَه .

رواه مسلم ( 2699 )

 

Et dans une autre version, l’endroit (la maison d’Allah) n’est pas mentionné. Les savants nous disent que c’est parce que la récompense est due à l’activité (l’étude du Coran) et non à l’endroit. Donc toi qui est assis chez toi et qui étudies le Coran, tu as le droit à ces récompenses (si tu es sincère).

Le Coran a pour effet, entre autres, de nous préserver de 4 fléaux malheureusement très répandus dans notre société. Ils touchent directement les cœurs et sont d’ailleurs le point de départ de beaucoup de maladies psychologiques: la dépression, l’anxiété et la phobie…

 

Ces 4 fléaux sont :

– La peur

– La tristesse

– Le malheur

– L’égarement

 

1- La peur et la tristesse, deux obstacle à l’apaisement du cœur.

 

La peur est un sentiment d’angoisse éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger, réel ou supposé. Ce sentiment fait référence à une situation présente ou future.

La tristesse elle, est un état affectif pénible et durable. C’est un envahissement de la conscience par une douleur morale qui empêche de se réjouir du reste. Cet état est généralement dû à une situation passée.

 

Allah Le Très-Haut nous promet que l’on ne sera pas touché par ces maux si l’on « suit » le Coran

{Et qui est plus véridique qu’Allah en parole} (An Nissa 122)

Et pour suivre le Coran, il faut le comprendre!

Allah Le Très-Haut nous dit :

{Toutes les fois que Je vous enverrai un guide, ceux qui [le] suivront n’auront rien à craindre et ne seront point attristés} (Al Baqarah 38)

« فَإِمَّا يَأْتِيَنَّكُم مِّنِّي هُدًى فَمَن تَبِعَ هُدَايَ فَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ » (البقرة 38 )

 

…Pas de peur ni de tristesse dans ce bas ni dans l’au-delà…

 

2- L’égarement et le malheur, deux freins à l’apaisement du cœur.

 

Tout homme sain aspire à vivre une existence pleine de lumière et de bonheur.

Allah Le Très-Haut a révélé le Coran dans ce but : apporter le bonheur et le succès à l’Homme dans ce bas monde et dans l’au-delà.

Allah Le Très-Haut nous dit :

{Ṭā-Hā – Nous n’avons point fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux} (Taha 1 et 2)

« طه ـ ما أَزَلْنَا عَلَيْكَ الْقُرْآنَ لِتَشْقَى » (طه 20)

 

Allah te promet, et Allah tient toujours Ses promesses, qu’Il te préservera de l’égarement et du malheur si tu suis Sa guidance.

Allah Le Très-Haut te dit :

{Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s’égarera ni ne sera malheureux / Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l’amènerons aveugle au rassemblement} (Taha 123 et 124)

« فَإِمَّا يَأْتِيَنَّكُم مِّنِّي هُدًى فَمَنِ اتَّبَعَ هُدَايَ فَلَا يَضِلُّ وَلَا يَشْقَى وَمَنْ أَعْرَضَ عَن ذِكْرِي فَإِنَّ لَهُ مَعِيشَةً ضَنكًا » (طه 123 )

 

Comme je l’ai dit plus haut, des gens passent leur vie à rechercher le bonheur, à vouloir s’éloigner du malheur et de la tristesse sans y parvenir.

Allah Le Très-Haut nous donne la solution à tous ces problèmes, Gloire à Lui Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux!

 

Observe bien les versets précédents: quelle est la condition pour être préservé de ces 4 fléaux? …

Il s'agit de suivre le guide!!! Cliquez pour tweeter

Allah a bien utilisé le verbe « suivre » et Il n’a pas dit :

« celui qui mémorise mon guide »

« celui qui récite mon guide »

« celui qui écoute mon guide »

Il a utilisé le mot « suivre » pour nous montrer que c’est dans les sens du Coran qu’il y a la solution à ces problèmes. C’est dans la compréhension, la méditation et l’application du Coran que se trouve le remède.

Comment une personne qui ne comprend pas la révélation peut-elle être préservée?

Et certes, de base et sans même en comprendre le sens, le Coran à un effet apaisant et emprunt de douceur.

Imagine cet état aux effets décuplés, ancrés, durables!

Arrête à présent d’imaginer et bascule du côté de ta réalité: cet état t’est accessible, alors fais les causes dès aujourd’hui et ne lâche plus, prends pour décision ferme et sincère de faire dès aujourd’hui du Noble Coran ton plus fidèle compagnon in sha Allah.

 

Nous nous plaignons d’avoir le cœur serré, de vivre dans les problèmes, envahit par la gêne…douleur sur douleur.

Nous avons peur pour nous, pour nos enfants, pour le futur…angoisse sur angoisse.

Nous vivons dans les ambiguïtés et les passions…perte sur perte

Tout ceci est de notre faute car c’est nous qui avons négligé les sens du Coran qui lui, apporte lumière sur lumière…

 

Beaucoup d’étudiants et d’enseignants de Coran se plaignent également… Ils ont une relation avec le Coran mais ne trouvent pas l’apaisement du cœur et ne s’épanouissent pas dans leur apprentissage. Le comportement ne change pas, les mêmes péchés s’obstinent, les adorations stagnent, la foi parfois même décline, tout cela car notre relation avec le Coran se limite à le lire, le réciter et le mémoriser. Aucun effort n’est fait pour comprendre le Coran, le méditer et le mettre en pratique.

Penses-tu que nous allons former des « compagnons » en enseignant le Coran comme nous le faisons aujourd’hui?

Oh parent! Ne pense pas que tu préserveras ton enfant des ambiguïtés, des passions, de la tristesse, de la peur, du malheur et de l’égarement uniquement par l’enseignement des lettres du Coran: tu le préserveras de tout cela en lui enseignant ses sens in sha Allah.

 

L’étude des sens du Coran est le remède profond à nos problèmes et tous les problèmes que nous vivons sont la conséquence d’un verset ou d’une sourate que l’on a négligé.

 

Il nous faut revenir à la tradition du prophète ﷺ dans l’enseignement du Coran ! Cliquez pour tweeter

 

Allah est Le plus savant.

Je demande à Allah Le Très-Haut qu’Il fasse de nous des personnes qui aiment sincèrement le Coran. Qu’il fasse de nous des adeptes du Coran, qui le lisent, l’écoutent, le comprennent, le méditent et l’appliquent.

 

Ô Allah ! Fais que le Coran soit le printemps de nos cœurs, le remède de nos poitrines, la lumière de notre vue, qu’il dissipe notre tristesse, nos soucis et nos chagrins et qu’il nous conduise et qu’il nous guide vers les jardins des délices.

 

Amin !

 

Nous avons vu dans l’article précédent que l’amour doit être basé sur la RECIPROCITE. Nous avions établi cette notion en développant cela autour du principe des échanges (cadeaux, temps, discussions…).

A présent, nous allons in sha Allah exposer une autre branche de cette réciprocité: LA PROTECTION. Comme tu dois protéger le Coran, le Coran te protège.

 

Une des finalités de l’amour est d’apporter la protection à ceux qui le composent. L’expression de cette protection varie selon les personnes et se décline en fonction des caractéristiques propres à chacun. Ainsi, un homme apporte une protection spécifique à son épouse, différente de celle qu’elle aura à lui apporter de par sa nature. Ces différentes facettes de la protection sont une belle complémentarité ma sha Allah.

 

Le Coran illustre merveilleusement bien ce concept de « protection » partagé avec son « compagnon » (sahib al Qur’an), car le Coran te protège dans ce bas monde et dans l’au-delà. Il s’accomplit d’ailleurs à son apogée puisque c’est dans la pire des situations qu’il viendra te protéger, sous réserve d’avoir été de ses fidèles et sincères compagnons. C’est en un jour inéluctable et terrible qu’il viendra te protéger et intercéder en ta faveur. Allah Le Très-Haut nous décrit ce jour dans sourate « Al Hajj » en disant :

{ Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera de ce qu’elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas. Mais le châtiment d’Allah est dur} (Al hajj verset 2).

 

C’est ce même jour terrible que le Prophète ﷺ nous décrit dans un hadith de ‘Aicha qu’Allah l’agrée:

« Le jour de la Résurrection les gens seront rassemblés complètement nus et non circoncis ». Je demandai : « Ô Messager d’Allah ! Est-ce que les hommes et les femmes seront ensemble les uns regardant les autres ? » Il dit : « O ‘Aisha ! La situation sera trop grave pour qu’ils pensent à se regarder » (Bukhari et Muslim)

 

Ce jour-là où tu seras tout seul, terrifié, apeuré. Ce jour-là où tu devras rendre des comptes devant Le Roi des rois, devant le Seigneur de l’univers et de tout ce qu’il contient. Toi…seul face au Très-Miséricordieux qui est aussi Le dur en châtiment. Ce jour-là, tu espéreras une solution pour t’alléger, tu chercheras une issue, une personne qui pourrait t’aider… mais tu ne trouveras rien, chacun s’occupant de lui-même et n’ayant que faire d’autrui, évitant ses semblables.

Allah Le Très-Haut nous dit :

{ Le jour où l’homme s’enfuira de son frère – de sa mère, de son père – de sa compagne et de ses enfants – car chacun d’eux, ce jour-là, aura son propre cas pour l’occuper }. (Abasa 34 à 37].

 

Imagine-toi ce moment terrible dans lequel tu cherches et espères aide, sécurité, protection et réconfort. Le Coran te protège ce jour par la permission de notre Seigneur Le Généreux. Cliquez pour tweeter

 

D’après Abou Oumama (qu’Allah l’agrée), le Prophète ﷺ a dit: « Lisez le Coran car il viendra le Jour de la résurrection en intercesseur pour son compagnon».

(Rapporté par Muslim n°804)

Le Coran te protège…

Il nous dit également ﷺ : « Le jeûne et le Coran intercèdent pour le serviteur. Le jeûne dit: Seigneur ! Je l’ai certes privé de nourriture et de boisson durant la journée ainsi fais-moi intercéder pour lui.

Le Coran dit: Seigneur ! Je l’ai privé de sommeil durant la nuit ainsi fais-moi intercéder pour lui. Alors ils intercéderont ».

(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1429)

Le Coran te protège…

 

Il nous dit encore ﷺ: « Certes une sourate de trente versets a intercédé pour une personne jusqu’à ce qu’il lui soit pardonné, c’est la sourate – Béni soit celui dans la Main de qui est la royauté – (al mulk)»

(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2891 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

Le Coran te protège…

 

Ce jour-là, rien ni personne ne viendra te défendre, mais le Coran le fera in sha Allah.

Nous avons tous déjà vécut un moment difficile qui peut-être nous a permis de nous rappeler ce jour terrible, bien qu’il n’y ait assurément pas de juste équivalence. Tu as certainement déjà été confronté à une situation, que ce soit à l’école, au travail, au tribunal, au consulat :), où tu avais besoin d’un contact, d’un piston, d’un sauveur, d’une aide…

Sache que le Coran peut t’apporter tout cela dans le moment le plus difficile que connaîtra l’humanité!

Le Coran te protège…

 

Comme nous l’avons évoqué, la protection est soumise à la réciprocité. Toi... quelle protection apportes-tu au Coran ? Cliquez pour tweeter

Le protèges-tu par le fait qu’il soit pris entre tes mains, lu par tes yeux, ta langue, ton cœur? Et le protèges-tu dans ce même cœur, honores-tu sa noblesse dans tes actes ?

Le protèges-tu de l’oubli de par sa lecture, sa compréhension, sa méditation et sa mise en pratique ?

Le défends-tu lorsqu’il est attaqué, critiqué, moqué devant toi ? Et avant cela, le connais-tu pour le défendre ?

Il est triste de voir que certains d’entre nous ne le protègent même pas de la poussière qui se pose avec indécence sur sa couverture…

Prends ne serait-ce que cinq minutes et fais le point sur cela! Réponds à ces questions et inverse la tendance in sha Allah, avant qu’il ne soit trop tard et que tu le regrettes le jour dernier!

Qu’en est-il de ta relation avec le Coran ? Penses-tu que le Coran viendra plaider pour toi ou contre toi…?

Le Coran te protège, mais obtiendras-tu cette protection?

O toi qui a mémorisé le Coran par cœur, ô toi hafiz al Qur’an (le conservateur, protecteur du coran), qu’en est-il de ta compréhension du Coran, de sa méditation et de son application?

Ne pense surtout pas qu’en ayant mémorisé le coran tu as fini!!! Tu n’es au contraire qu’au début du chemin, c’est un outil en quelque sorte pour parcourir ta route.

N’oublie jamais ce hadith in sha Allah : D’après Nawas Ibn Sam’an (qu’Allah l’agrée), le Prophète ﷺ a dit: « Le Coran sera amené le jour de la résurrection ainsi que ses adeptes, ceux qui le mettaient en pratique dans la vie d’ici-bas. » (Rapporté par Muslim n°805)

Dans ce hadith le prophète ﷺ nous montre bien que les adeptes du Coran sont ceux qui l’appliquent et non ceux qui se contentent de sa mémorisation.

 

Allah est Le plus savant.

 

Je demande à Allah Le Très-Haut qu’Il fasse de nous des personnes qui aiment sincèrement le Coran. Qu’il fasse de nous des adeptes du Coran, qui le lisent, l’écoutent, le comprennent, le méditent et l’appliquent.

Ô Allah ! Fais que le Coran soit le printemps de nos cœurs, le remède de nos poitrines, la lumière de notre vue, qu’il dissipe notre tristesse, nos soucis et nos chagrins et qu’il nous conduise et qu’il nous guide vers les jardins des délices.

Amin !

Comment aimer le Coran ?

 

Nous avons vu dans l’article « l’amour du Coran » qu’avoir un amour véritable pour le Coran a un impact profond sur notre quotidien. Cet amour devait nous pousser à avoir une proximité physique, intellectuelle et imaginaire avec ce livre divin, plus encore, cela devait nous inciter à changer notre comportement à travers notre savoir-être et notre savoir-vivre.

 

Mais comment aimer le Coran ? Je vais tenter de proposer des pistes, des solutions concrètes et efficaces à adopter quotidiennement pour devenir « addict » au Coran, in sha Allah.

 

 

1- Méditer sur ce que le Coran nous apporte dans ce bas monde et l’au-delà

 

Un principe fondamental de l’amour est qu’il est basé sur la RECIPROCITE, et c’est une sensation bien douloureuse que d’être amoureux d’une personne qui ne partage pas cela avec nous. Être amoureux c’est donc partager, mais aussi sacrifier, donner et offrir, le tout sous la bannière d’une harmonieuse symbiose.

 

Nous allons voir que le Coran excelle dans ce principe de réciprocité et qu’il a beaucoup à apporter à son compagnon sincère. C’est en méditant VRAIMENT sur ce que nous apporte le Coran que notre amour pour lui pourra grandir et s’intensifier in sha Allah. Par cette cause, nous prendrons conscience que nous avons vraiment tout à gagner à faire de lui notre « amour ».

 

a- Le Coran augmente notre capital « hassanates » (bonnes actions).

 

Nous attendons souvent de notre compagnon qu’il ou qu’elle nous offre un cadeau. Le Coran nous offre le meilleur des présents: les bonnes actions, celles qui nous accompagneront le jour dernier, et ô combien elles seront utiles et nécessaires.

 

D’après Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée), le Prophète ﷺ a dit:

« Celui qui lit une lettre du livre d'Allah a pour cela une bonne action et la bonne action compte 10 fois. Je ne dis pas que Alif Lam Mim est une lettre mais Alif est une lettre, Lam est une lettre et Mim est une lettre Cliquez pour tweeter».

(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2910 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

 

Tu ne trouveras pas un compagnon aussi généreux que le Coran. De par sa lecture, il t’offre au minimum 10 bonnes actions. A titre d’exemple, si tu lis la sourate « Al Kawthar », qui est la plus petite sourate du Coran et est composée de 42 lettres, tu obtiens 420 hassanates. Pour la sourate « Al Fatiha » plus de 1000 hassanates!!!

 

Nous vivons dans une société où nos regards conçoivent plus aisément ce qui est palpable, perceptible sur le moment, et, malheureusement pour beaucoup d’entre nous, les bonnes actions restent une notion abstraite dont nous n’avons pas assez conscience.

Pour rendre cela un peu plus concret, imaginez-vous si ce hadith nous parlait d’euros et non de hassanates, imaginez que pour chaque lettre lue on nous offre au minimum 10 euros… Y a-t-il quelqu’un qui ne lirai pas presque constamment ? …Je ne crois pas, mais notre amour pour ce bas monde nous a fait oublier l’au-delà.

 

Allah Le Très-Haut nous dit :

 

{ Mais, vous préférez plutôt la vie présente, alors que l’au-delà est meilleur et plus durable.}

(al A’la, versets 16, 17).

 

En effet, les bonnes actions sont plus durables et plus utiles dans l’au-delà à contrario de l’argent.

 

Imagine-toi en ce jour terrible, le jour du jugement dernier. Imagine qu’on déverse pour toi des montagnes de hassanates, que tu t’interroges sur leur provenance et que l’on te réponde: « De ta lecture quotidienne du Coran ».

 

Imaginons-nous maintenant toutes les bonnes actions perdues quotidiennement, qu’on laisse filer et passer, pauvre de nous…Imaginons-nous toutes les bonnes actions cumulées si notre téléphone portable avait ce pouvoir de nous donner 10 hassanates pour chaque lettre lue sur son écran, nous serions très riches en hassanates…

Si mes messages (watts app, facebook, snapchat, mail…) étaient des versets du Coran, combien de fois dans l’année j’aurai achevé la lecture du Coran ? Cliquez pour tweeter

 

Et nous n’avons pas besoin d’imaginer car ceci est bien notre triste réalité. Wallahi nous lisons tellement de messages au quotidien, et souvent au détriment du plus important des messages et de la plus belle lecture (le coran)…

Nous prêtons plus d’attention aux messages « humains » qu’au Message « divin ». Nous prenons le temps de lire consciencieusement les messages de nos proches, de nos collègues et même les publicités… Nous les comprenons, les méditons et nous les mettons même en pratique (quand tu reçois un message de ta femme qui te demande d’acheter du pain, tu y vas J). Quant au Coran, nous ne le lisons que très peu et nous pensons que sa lecture sans compréhension n’est pas grave, que le mémoriser sans l’appliquer n’est pas grave…

 

Changeons nos habitudes et inversons la situation avant qu’il ne soit trop tard, faisons du Coran notre compagnon au quotidien, notre plus belle histoire d’amour.

 

Nous pensons parfois à tort qu’il faut faire des choses incroyables pour avoir beaucoup de hassanates, mais pas forcément: la lecture du Coran nous augmente de manière incroyable et considérable notre capital bonnes actions.

Nous pensons parfois à tort qu’il faut faire des choses incroyables pour avoir beaucoup de hassanates, mais pas forcément: la lecture du Coran nous augmente de manière incroyable et considérable notre capital bonnes actions.

Pour finir, j’aimerais vous poser une question.

 

Qu’est-ce qui selon vous rapporte le plus de bonnes actions ? Lire le coran, le comprendre, le méditer ou l’appliquer ?

 

Le Prophète ﷺ nous informe dans le hadith précité la récompense liée à la plus petite action que l’on peut faire avec le Coran, sa lecture. Imaginez-vous donc la récompense de celui qui le comprend, le médite et l’applique… !!!

Il faut faire attention de ne pas vouloir par notre lecture du Coran que les récompenses mais plutôt nous devons avoir pour objectif l’échange avec Allah le très haut.

Ceci me fait penser à celui qui se rend à un mariage exclusivement pour ne pas louper le repas (on en connait tous 🙂 ) alors que qu’autre se rend au mariage pour rencontrer et féliciter le marié, même s’il ne mange pas.

 

Allah est Le plus savant.

 

Je demande à Allah Le Très-Haut qu’Il fasse de nous des personnes qui aiment sincèrement le Coran. Qu’il fasse de nous des adeptes du Coran, qui le lisent, l’écoutent, le comprennent, le méditent et l’appliquent.

Ô Allah ! Fais que le Coran soit le printemps de nos cœurs, le remède de nos poitrines, la lumière de notre vue, qu’il dissipe notre tristesse, nos soucis et nos chagrins et qu’il nous conduise et qu’il nous guide vers les jardins des délices.

Amin !

De retour de mon pèlerinage, je ressens l’envie d’écrire cet article pour tenter de nous aider à répondre sincèrement à une question de la plus haute importance in sha Allah, elle concerne l’amour du Coran.

Lors de ce voyage, tant exceptionnel que substantiel, j’ai eu le plaisir et fus honoré de rencontrer un certain nombre de frères et sœurs. Au cours de nos différents échanges, j’en arrivais souvent à poser une question dont la réponse semble être évidente, mais qui, après réflexion, s’avère au fond très subtile, et offrant par cette  occasion un cocktail méditatif entre introspection et extrospection:

« Aimes-tu le Coran ? »

Il va de soi qu’aucun musulman sain d’esprit ne répondra par la négative (sinon il y a un gros problème…!!!)

Dans le prolongement de la première interrogation, j’entrais alors plus en détail sur le sens de celle-çi, afin d’orienter la pensée plus en profondeur. Cela plongeait souvent mes interlocuteurs dans une intense réflexion et les mettait même parfois un peu mal à l’aise:

« Quels sont les effets de l’amour du Coran dans ta vie de tous les jours ? »

Prenez à votre tour un moment, réfléchissez un instant et essayez de répondre sincèrement à cette question.

Il s’avère que systématiquement, lorsqu’on aime quelqu’un ou quelque chose, cet amour a un impact dans notre vie, ceci est une évidence. Alors concrètement, quels effets, quels impacts l’amour du Coran a t-il sur nous ?

C’est autour de cette thématique « l’amour du coran », que je vais faire une série d’articles qui se divisera en plusieurs points, et ce, afin de permettre à chacun de faire le bilan de l’état de notre relation avec le noble Coran, nous remettre en question et agir en fonction in sha Allah. Les différents points abordés seront:

  1. l’amour du Coran, qu’est ce que c’est? Quels effets cet amour doit avoir dans notre quotidien ?

  2. Comment aimer le Coran ?

  3. Qui sont les fervents adeptes du Coran (ahlou al Qur’an) ?

  4. Quelle relation avait le prophète ﷺ avec le Coran ?

Sans plus tarder, commençons le premier article…

L’amour du Coran, qu’est-ce que c’est?

Nous louons Allah de nous avoir transmis Son message à travers le Coran et L’implorons d’en être des ses amoureux sincères.

Au fait, qu’est ce-que l’amour … ?

La définition la plus claire et la plus concise que j’ai pu lire est celle trouvée sur Wikipédia où l’on peut lire :

« L’amour désigne un sentiment intense d’affection et d’attachement envers un être vivant ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, intellectuelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour. L’amour peut conduire à adopter un comportement particulier et à aboutir à une relation amoureuse si cet amour est partagé ».

Reprenons ensemble cette définition point par point:

  1. « L’amour désigne un sentiment d’affection et d’attachement envers un être vivant ou une chose » :

Avoir de l’amour pour quelqu’un ou quelque chose est donc un sentiment, et le lieu du sentiment est le cœur. L’amour du Coran n’est pas reflété par une parole que l’on prononce et restant en surface, mais, plus profondément, cela doit être un véritable sentiment que l’on ressent dans notre cœur.

‘Abdallah ibn Mas’oud, qu’Allah l’agrée, avait bien compris cela et disait : « Les cœurs sont des récipients, remplissez-les donc de l’amour du Coran et pas de l’amour d’autres choses ».

Il semble primordial de savoir à présent  si l’amour du Coran est ancré en nos cœurs, si ils sont des réceptacles prompts à accueillir cet amour, si non, de faire les causes pour le vider et le nettoyer de ce qui ne devrait pas y être pour pouvoir le remplir de l’une des plus pures et douces saveurs: l’amour du Coran.

Pour résumer, et à ce stade, réfléchissons à cela: l’amour du Coran est-il simplement une parole prononcée du bout de la langue ou est-ce un sentiment réel et authentique qui se trouve dans notre cœur ?

Nous avons certainement tous déjà aimé quelqu’un dans notre vie et nous avons donc ressenti des sentiments envers cette personne, une sensation qui est elle-même difficile à décrire.

Ressentons-nous de l’amour pour le livre d’Allah ? Et notre cœur, est-il rempli de l’amour Coran ? Éprouvons- nous des sentiments pour le Coran ou notre cœur est-il un désert aride ? Si il est désert, sache que ce ne sera pas les oasis illusoires des choses éphémères qui viendront lui redonner la vie, mais, d’une part,  l’amour que l’on aura pour Allah, à travers entre autre, l’amour du Coran, qui pourra venir déverser sur nos coeurs ce qui lui redonnera vie in sha Allah.

Et si oui, c’est à dire si tu ressens déjà cet amour, al hamduliLLah, et il devrait donc te pousser aux choses suivantes…

  1. « Qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique avec l’objet de cet amour » :

Lorsque l’on aime vraiment quelqu’un ou quelque chose, on a besoin d’être proche de lui tout le temps. Celui ou celle qui aime sa femme, son mari, son enfant a besoin et envie de les voir tous les jours, de parler avec eux, de les écouter, de les toucher… Ressentons-nous la même chose avec le Coran ou bien est-ce que les jours, les semaines, les mois passent sans que l’on ouvre ce livre divin ?

Avoir une proximité physique avec le Coran c’est :

1- Le lire avec les yeux et surtout le cœur:

Il ne devrait pas se passer une journée sans que le musulman qui prétend avoir l’amour du Coran ne lise le Coran. Nos prédécesseurs l’avaient bien compris, c’est pour cela qu’ils lisaient tout le temps le Coran, et cela était naturel. Pour nous figurer cela, ils étaient avec le Coran comme nous sommes aujourd’hui avec notre smartphone.

Il est rapporté que la sœur de Malik ibn Dinar (qu’Allah lui fasse miséricorde), fut questionnée après la mort de son frère sur ce qui occupait Malik au quotidien. Elle répondit : « Le Coran et sa récitation ».

Celui qui aime réellement un livre l’a toujours avec lui et lorsqu’il dispose de ne serait-ce que cinq minutes, il en fait la lecture, même après l’avoir fini il le relit et ne cesse de le lire jusqu’à même en connaître les phrases par cœur.

Imagine-toi avoir cette relation avec le Coran, être accro à sa lecture… quelle belle et saine addiction ! cela est un vrai signe de l’amour du coran!

  1. L’écouter avec les oreilles et surtout le cœur :

Quand on aime quelqu’un, on aime l’écouter, on aime l’entendre parler. Aimons-nous écouter le Coran ?

Le prophète ﷺ lui-même, celui qui a reçu la révélation aimait écouter le Coran.

Ibn Mas’ud, qu’Allah l’agrée, rapporte : Le Prophète ﷺ me dit un jour : « Récite-moi le Coran. » Je lui répondis : « O Envoyé d’Allah, tu me demandes de réciter le Coran alors que c’est à toi qu’il a été révélé ? »

– « J’aime l’entendre de quelqu’un d’autre que moi, répondit le Prophète ﷺ ». Je lui récitai alors la sourate Les femmes (an-Nissa) jusqu’à parvenir à ce verset : {Qu’adviendra-t-il des négateurs lorsque, de chaque communauté, Nous amènerons un témoin à charge, et que Nous t’amènerons toi-même pour témoigner contre eux ?} (Coran 4.41).

Le Prophète m’interrompit alors et me dit : « Cela me suffit à présent. » Je me tournai vers lui et constatai alors que ses yeux étaient emplis de larmes. [Bukhari et Muslim]

Il est important d’évoquer ici la nuance sémantique qu’il y a entre « entendre » et « écouter ». Beaucoup d’entre nous entendons le Coran, mais peu d’entre nous l’écoutons. Ecouter le Coran veut dire prêter l’oreille attentivement, se concentrer sur ses sens, le comprendre, le méditer… Il ne suffit pas simplement de l’entendre et de le mettre en fond sonore dans la maison ou dans la voiture.

La majorité d’entre nous, avant notre repentir, aimions peut-être une chanson que nous fredonnions toute la journée, elle était comme une partie de nous et cela se faisait parfois même inconsciemment.  Nous pouvions l’écouter en boucle toute la journée, c’était hypnotique et addictif…Nous l’avons tellement écouté que nous l’avons apprise par cœur, et même sans le vouloir, et indépendamment du fait que la chanson puisse être dans une langue qui nous était étrangère.

Combien de personnes pleurent à l’écoute d’une chanson ou ressentent de l’allégresse? Combien de personnes vivent intensément la chanson tout en tuant en parallèle leur coeur ? Pourquoi ne pas troquer l’illusoire et le faux pour le réel et le vrai, les causes de l’égarement pour les causes de la guidée. Et comment ne pourrions-nous  pas être dans ces états de part notre relation avec le Coran, le laisser vibrer en nous, le laisser emplir nos êtres, nos coeurs,et de là, les larmes, les joies auront un réel sens et se sera tout l’inverse qui se produira, car contrairement à la musique, le Coran, lui, fait revivre le coeur.

Le Coran n’est-il pas plus beau que ces chansons qui sont pour la plupart un ensemble de paroles futiles ?

Imagine-toi avoir cette relation avec le Coran, l’écouter, le comprendre, le méditer. Tout cela aura pour conséquence que ta foi augmentera. Allah le Très-Haut nous dit :

{Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur}. (Al Anfal verset 2)

L’écoute régulière du Coran est une preuve de l’amour du Coran.

  1. Ressentir un manque en son absence :

Il est connu que l’amour pour une chose crée un état de dépendance. Nous ressentons le besoin d’être toujours auprès d’elle, et si on ne peut pas être avec elle, c’est alors une sensation de manque qui nous envahit jusqu’à même se sentir comme amputé d’une partie de nous-même. Notre corps est présent mais notre cœur et notre esprit sont absents, pris en otage par la privation et l’éloignement de l’aimé. Pour tenter de combler ce manque, on se met alors à parler tout le temps de cette chose aimée jusqu’à en devenir ennuyant auprès de ceux qui nous entourent. Et tout cela semble plus fort que nous… Parfois même, nous nous mettons à adopter une part de ce qu’est l’aimé absent, à utiliser certaines de ses paroles et incarner certaines de ses manières et attitudes.

Qu’en est-il du Coran ? Ressentons-nous ce manque en son absence, parlons-nous de lui ? L’évoquons-nous en mentionnant ses versets ? Et est-ce que l’on se comporte comme le Coran nous l’ordonne et en sommes-nous le reflet ?

  1. « Qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, intellectuelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour»

Avoir une proximité intellectuelle avec une chose ou une personne signifie simplement la connaître, faire sa connaissance, la comprendre et se soucier de son état.

Si nous prétendons aimer le Coran, nous devons le connaître et faire sa connaissance, avoir de l’intérêt pour ce qui lui est lié (à propos de sa révélation, du nombre de ses sourates, du nombre de ses versets, le contenu de son corpus…), connaître les différentes étapes de sa retranscription, de sa révélation à son arrivé jusqu’à nous et j’en passe.

Si nous aimons le Coran, nous devons le comprendre. La barrière de la langue n’est qu’une excuse et nous devons nous donner les moyens, portés par la force de cet amour.

Nous avons tous des amis qui, parce qu’ils aimaient, par exemple, les chansons ou films anglais ont appris l’anglais. En parallèle, nous voyons des footballeurs apprendre des langues différentes en fonctions des pays de leur transfert, et qu’est-ce qui les pousse à apprendre l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, si ce n’est l’amour du football ou de l’argent ? Et combien de personnes ont appris une langue étrangère par amour pour leur mari ou femme ?

Et nous qui prétendons aimer le Coran? Où en sommes-nous par rapport à la langue arabe ? Jusqu’à quand allons-nous négliger cette langue qui est le moyen de comprendre le message que Le Seigneur de l’univers nous a envoyé ?

  1. « Qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, intellectuelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour »

Des fois, on aime tellement une chose que l’on a une proximité imaginaire avec celle-ci, on s’imagine tout le temps avec une part d’elle à nos côtés. Tellement on aime une chose que l’on rêve d’elle, tellement on désire une chose qu’elle est la berceuse fantasmagorique qui nous accompagne lorsqu’on somnole. Nos pensées deviennent ainsi les métaphores de notre amour.

Avez-vous déjà rêvé du Coran ? Dans ces rêves, avez-vous déjà entendu ou récité des sourates du Coran en arabe que vous n’aviez jamais apprises ?

Si oui, al hamduliLlah, c’est un signe de la sincérité de votre amour.

Ecoutez l’histoire de ce frère:

Un cheikh égyptien rapporte qu’un médecin lui a rapporté qu’il devait opérer le cœur d’un homme d’une soixantaine d’années. Lorsqu’est arrivée l’heure de l’opération, l’homme se mit à pleurer. Le médecin pensait qu’il pleurait par peur de la mort et voulut le rassurer à ce sujet. Mais le patient lui expliqua qu’il ne pleurait pas parce qu’il avait peur de mourir mais qu’il pleurait car comme l’opération allait durer plusieurs heures, il ne pourrait sûrement pas finir sa révision quotidienne du Coran qui était de 10 juzz (environ 200 pages).

Le médecin eut honte:  comment un homme âgé et malade peut réciter 10 juzz au quotidien alors que moi-même je n’en lit aucune page…

Le patient demanda au médecin une faveur, à savoir s’il pouvait prier deux unités de prière avant l’opération puis de le laisser commencer sa récitation du Coran avant de lui injecter le produit anesthésiant. Le médecin accepta. L’homme effectua alors deux unités de prière puis commença sa révision. Peu de temps après, il fut anesthésié, et là, est survenu le miracle. Le médecin dit que le patient n’a cessé de réciter le Coran jusqu’à la fin de l’opération. Le médecin a même fait appel à ses collègues pour qu’ils témoignent de ce miracle ! Gloire à Allah (subhanallah).

Voilà un exemple concret d’une personne qui aime sincèrement le Coran. Son seul souci durant son opération était de ne pas pouvoir réciter ses deux cents pages quotidiennes, et malgré son opération, avec l’aide d’Allah Le Très-Haut il l’a fait !

Si le cœur (le roi) est occupé par le Coran, les membres (les soldats) agissent en conséquence.

  1. « L’amour peut conduire à adopter un comportement particulier ».

En effet, lorsqu’un être aime sincèrement une chose ou une personne, il se conforme à celle-ci. Il se force à aimer et faire ce qu’elle aime, à détester et délaisser ce qu’elle n’aime pas.

L’amour du Coran doit donc, s’il est véritable, changer des choses dans notre comportement.

Avons-nous pu constater ce changement de comportement de par notre relation avec le Coran? Le Coran nous ordonne de ne pas mentir, délaissons-nous le mensonge ? Quand il nous ordonne de faire le bien, de délaisser le mal, de prier, de jeûner, de payer la zakat… sommes-nous en conformité avec cela ?

Sommes-nous comme le prophète ﷺ était ? Son savoir-vivre, son savoir-être, était le Coran.

La mère des croyants Aïcha, qu’Allah l’agrée, rapporte que lorsqu’elle a été questionné sur le comportement du prophète ﷺ elle répondit :

« Son savoir-être (comportement) était le Coran » (Rapporté par Abou Daoud et authentifié par le Cheikh Al Albani).

Ce hadith est très important car il vient de l’une de ses femmes et nous savons que les femmes ont cette capacité à se concentrer sur les détails les plus précis. De plus, elle vivait avec lui ﷺ ; elle le voyait et l’observait tous les jours et dans des situations différentes.

Les mots utilisés par Aïcha (qu’Allah l’agrée) sont très importants car le savoir-être (khoulouq en arabe) est comme nous le dit al Mawardy (qu’Allah lui fasse miséricorde) :

« Une attitude permanente que l’homme produit sans effort »

Le Prophète ﷺ pratiquait tellement le Coran que ses enseignements étaient devenus sa personnalité ﷺ. Il ﷺ mettait en pratique le Coran sans effort. A titre d’exemple le Prophète était généreux, juste, droit, sincère, courageux  en permanence (et bien plus encore), et tout cela sans effort, naturellement. Le Prophète ﷺ était la démonstration pratique du Coran.

Allah Le Très-Haut nous dit en s’adressant au Prophète ﷺ (sens approximatif du verset):

{Et tu es certes, d’un caractère éminent} (la plume v.4)

Imagine-toi vivre le Coran au quotidien, faire ce qu’il t’ordonne, délaisser ce qu’il t’interdit… T’y conformer et confirmer ainsi ton amour pour lui, car oui, ceci n’est possible que si nous aimons sincèrement le Coran.

Et c’est encore de cet amour que je vous parlerai dans le prochain article in sha Allah, à travers des conseils pour développer et accroître notre  amour du coran.

Je demande à Allah Le Très-Haut qu’Il fasse de nous des personnes qui aiment sincèrement le Coran. Qu’il fasse de nous des adeptes du Coran, qui le lisent, l’écoutent, le comprennent, le méditent et l’appliquent.

Ô Allah ! Fais que le Coran soit le printemps de nos cœurs, le remède de nos poitrines, la lumière de notre vue, qu’il dissipe notre tristesse, nos soucis et nos chagrins et qu’il nous conduise et qu’il nous guide vers les jardins des délices.

Amin !

Merci de partager et de commenter car on est tous concernés par ce sujet!

Au nom d’Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux,

 

Apprendre le Coran est une noble adoration et compte parmi les meilleures. Notre Prophète bien aimé ﷺ nous dit :

« Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne ».

(Rapporté par Al Bukhari).

L’acceptation d’une adoration est conditionnée par deux prérogatives :

  • La sincérité (l’exclusivité), c’est-à-dire qu’il faut que cette adoration soit faite exclusivement pour Allah, sans rien Lui associer

  • La conformité, c’est-à-dire qu’elle doit être conforme à la tradition du Prophète ﷺ (sunna)

La sincérité est un travail personnel incombant à chaque serviteur. Nous devons sans cesse renouveler notre intention pour que nos actes ne soient pas entachés de chirk (association) ou d’orgueil (riya) et ainsi purifier notre aspiration première et nous prémunir contre sa déviation.

 

Dans cet article nous allons nous concentrer sur la deuxième condition, la conformité, en la juxtaposant à l’apprentissage coranique. Apprendre le Coran comme le faisait notre bien aimé ﷺ nous permet de  pouvoir espérer obtenir La satisfaction d’Allah Le Très-Haut et le bénéfice optimal des récompenses liées.

Le prophète ﷺ, premier homme à apprendre le Coran

 

Le Prophète ﷺ a été le premier homme à apprendre le Coran. Pour mener à bien la tâche  considérable d’enseigner le meilleur Livre (le Noble Coran qui est La parole d’Allah) au meilleur des hommes (le Prophète ﷺ ), Allah Le Très-Haut a élu le meilleur des anges, l’ange Jibril (qu’Allah lui accorde le salut).

Allah Le Très-Haut dit (sens des versets) :

[Par l’étoile à son déclin – Votre compagnon ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur – et il ne prononce rien sous l’effet de la passion – ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée – Que lui a enseigné (l’Ange Gabriel) à la force prodigieuse].

(L’étoile verset 1 à 5).

« وَالنَّجْمِ إِذَا هَوَىٰ ـ مَا ضَلَّ صَاحِبُكُمْ وَمَا غَوَىٰ ـ وَمَا يَنطِقُ عَنِ الْهَوَىٰ ـ إِنْ هُوَ إِلَّا وَحْيٌ يُوحَىٰ ـ عَلَّمَهُ شَدِيدُ الْقُوَىٰ ». (النجم)

 

Plutôt que de transmettre Son livre directement à Son prophète ﷺ, Allah Le Très-Haut a voulu prendre un intermédiaire et il y a en cela plusieurs sagesses; parmi elles :

– Nous montrer l’importance d’avoir un enseignant pour qui voudrait apprendre le Coran. Son rôle est d’enseigner les « mots » et les « sens » du Coran et il est également de son devoir de diriger l’élève sur la route de cet apprentissage.

– Nous montrer le comportement dont  doit se parer l’élève désireux d’apprendre le Coran

Sur une période de 23 années, Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) enseigna le Coran au Prophète ﷺ, mais  pourquoi Allah Le Très-Haut ne l’a-t-Il pas révélé en une seule fois ?

Par cette méthodologie, Allah Le Très-Haut  a eu la volonté de:

– Raffermir le cœur du Prophète ﷺ

– Le soutenir dans sa prédication

– Simplifier l’étude du Coran (compréhension, méditation, mise en pratique) ainsi que son enseignement

– Transmettre la Législation graduellement

– Répondre à l’évolution de la communauté musulmane

– Nous montrer que la science s’acquiert petit à petit: apprendre le Coran est un travail de toute une vie.

 

T’es-tu déjà demandé ce que signifiait « apprendre le Coran » au temps du prophète ﷺ ?

Était-ce autour des « mots » du Coran (la récitation et la mémorisation) ou plutôt autour de ses « sens » (son explication « Tafsir », sa méditation et sa mise en application) ?

 

Les paroles des savants concernant l’apprentissage coranique du prophète ﷺ

Concernant cette question, les savants nous ont exposé deux avis. Certains affirment qu’« apprendre le coran » à cette époque signifiait essentiellement le réciter et le mémoriser alors que pour d’autres, cela signifiait le réciter, le mémoriser, le comprendre, le méditer et le mettre en pratique.

 

Détaillons ces deux avis :

Le premier avis, majoritaire, est qu’apprendre le Coran signifiait essentiellement le réciter et le mémoriser.

Pour eux, Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) enseignait exclusivement les « mots » du Coran au Prophète ﷺ qui  s’empressait alors de les mémoriser.

Pour justifier cet avis, les savants se basent sur les versets suivants. Allah Le Très Haut dit au prophète ﷺ (dans le sens des versets):

[Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation – Son rassemblement (dans ton cœur et sa fixation dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de le réciter. – Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation – A Nous, ensuite incombera son explication].

(Sourate al Qiyamah v.16 à 19)

 

« لَا تُحَرِّكْ بِهِ لِسَانَكَ لِتَعْجَلَ بِهِ ـ إِنَّ عَلَيْنَا جَمْعَهُ وَقُرْآنَهُ ـ فَإِذَا قَرَأْنَاهُ فَاتَّبِعْ قُرْآنَهُ ـ ثُمَّ إِنَّ عَلَيْنَا بَيَانَهُ » (القيامة 16/19)

 

Et qui de plus approprié pour nous expliquer ces versets qu’Abdallah Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée), le cousin paternel du Prophète ﷺ :

 

D’après Sa’id ibn Jubayr (qu’Allah l’agrée), ‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée) a dit à propos du verset: [Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation]:

« Le Messager d’Allah ﷺ cherchait à apaiser la souffrance que lui causait la Révélation; pour ce faire il lui arrivait de remuer les lèvres. ». Et Ibn ‘Abbâs de dire aux gens présents: « Regardez! je vais les remuer comme le faisait le Messager d’Allah ». Et Sa’id de dire à son tour: « Je vais les remuer comme j’ai vu ibn ‘Abbâs le faire », et il remua les lèvres.

Puis ibn ‘Abbas (qu’Allah l’agrée) dit à propos du verset suivant: [Son rassemblement (dans ton cœur et sa fixation dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de le réciter ].

« C’est à Allah Le Très Haut qu’incombe de rassembler le Coran dans ta poitrine pour te faciliter sa récitation ».

Puis il dit à propos du verset : [Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation].

« C’est-à-dire: Ecoute et sois attentif à sa récitation ».

Puis il finit par l’explication du verset [A Nous, ensuite incombera son explication].

Il dit (qu’Allah l’agrée) : « C’est-à-dire: Ensuite c’est à nous de te le faire réciter. Après ces versets, Le Messager d’Allah ﷺ, lorsque Jibril venait le trouver, écoutait la récitation de celui-ci. Et une fois l’archange parti, le Prophète récitait le coran exactement de la même manière que lui ». (Al Bukhari)

 

Voici à présent l’avis du grand exégète, l’imam ibn Jarir At Tabari (qu’Allah lui fasse miséricorde) :

 

Il dit à propos du verset [Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ]:

« Les exégètes ont divergé à propos de la cause de révélation de ce verset :

– Certains, tels que Ibn ‘Abbas et Said ibn Jubayr (qu’Allah les agrée) ont dit :

ce verset a été révélé car le Prophète ﷺ s’empressait de réciter les versets lorsqu’il les entendait. Son amour pour les versets le faisait s’empresser de les mémoriser. Allah le Très Haut lui a donc dit de ne pas hâter sa récitation et sa mémorisation, car c’est Lui qui se charge de rassembler les paroles coraniques dans son cœur.

– D’autres, tels que Mujahid, Al Hassan et Qatada (qu’Allah les agrée) ont dit que ce verset avait été révélé car le Prophète ﷺ s’empressait de réciter le Coran de peur de l’oublier, Allah le Très Haut lui a donc dit :

[Ne remue pas la langue pour hâter sa récitation – Son rassemblement (dans ton cœur et sa fixation dans ta mémoire) Nous incombe] qui a pour sens, Nous te le faisons lire et tu ne l’oublieras pas ».

L’imam at Tabari conclut ce passage par : « Selon moi, l’avis le plus juste est le premier. Allah est plus savant ».

Il poursuit en disant à propos de : [Son rassemblement (dans ton cœur et sa fixation dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de le réciter].

« A Allah le Très Haut, incombe le rassemblement du Coran dans ta poitrine ô Mohammed, jusqu’à ce qu’on le fixe dedans et que tu puisses le réciter. »

Et dans le même sens Allah le Très Haut dit (sens du verset) :

[Que soit exalté Allah, le Vrai Souverain! Ne te hâte pas [de réciter] le Coran avant que ne te soit achevée sa révélation. Et dis: « Ô mon Seigneur, accrois mes connaissances!].

( Taha v.114).

 

« فَتَعَالَى اللَّهُ الْمَلِكُ الْحَقُّ ۗ وَلَا تَعْجَلْ بِالْقُرْآنِ مِن قَبْلِ أَن يُقْضَىٰ إِلَيْكَ وَحْيُهُ ۖ وَقُل رَّبِّ زِدْنِي عِلْمًا »

 

L’imam ibn Jarir At Tabari dit à propos du verset suivant : [Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation] : « Les savants ont donné trois interprétations du sens « suis sa récitation » :

1- Écoute en silence,

2- Suis les règles qu’il contient,

3- Mets-le en pratique.

Il conclut son explication en disant que pour lui, l’avis le plus juste est d’interpréter le verset [suis sa récitation] par « suis les règles qu’il contient et mets-le en pratique ». Ceci est également la parole de Ibn ‘Abbas, Ad Dahhak et Mujahid (qu’Allah les agrée).

Il dit à propos du verset : [A Nous, ensuite incombera son explication] :

« A nous de t’expliquer ce qui est licite, illicite, ses obligations, ses interdictions et ses règles détaillées ». (Tafsir at Tabari).

 

Dans ces versets, Allah Le Très-Haut dicte au Prophète ﷺ le comportement que le musulman doit avoir pour apprendre le Coran. Il lui montre que la relation qu’il doit avoir avec le Coran ne doit pas être uniquement celle de la récitation ou de la mémorisation de ses mots, mais qu’elle passe d’abord par le silence, l’écoute, puis la compréhension et enfin la mise en pratique.

Les savants qui soutiennent cet avis déduisent des versets et hadiths cités que le rôle de Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) était de transmettre les versets du Coran au Prophète ﷺ, et que l’explication des versets incombait à Allah Le Très-Haut [A Nous (Allah), ensuite incombera son explication]. Selon eux, c’est Allah, exalté soit-Il, qui a enseigné le sens des versets (compréhension, licite, illicite, ses obligations, ses interdictions, ses règles détaillées…) au Prophète ﷺ.

Par cela, Allah Le Très-Haut nous montre que les « mots » du Coran sont très importants car Il a désigné le meilleur des anges pour en enseigner la lecture et la mémorisation, mais, Il nous démontre de la même façon que les « sens » sont encore plus importants car c’est Lui-même, Allah Le Très Haut, qui S’est chargé de leur enseignement. Ceci est l’avis d’ibn Kathir et ibn Jarir At Tabari.

 

Le deuxième avis, qui est celui d’un ensemble de grands savants, explique qu’« apprendre le coran » à l’époque du prophète ﷺ signifiait le réciter mais surtout le comprendre, le méditer et le mettre en pratique.

 

Ils se basent tout d’abord sur le verset cité plus haut :

[Par l’étoile à son déclin – Votre compagnon ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur – et il ne prononce rien sous l’effet de la passion – ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée – Que lui a enseigné (l’Ange Gabriel) à la force prodigieuse].

(L’étoile verset 1 à 5).

« وَالنَّجْمِ إِذَا هَوَىٰ ـ مَا ضَلَّ صَاحِبُكُمْ وَمَا غَوَىٰ ـ وَمَا يَنطِقُ عَنِ الْهَوَىٰ ـ إِنْ هُوَ إِلَّا وَحْيٌ يُوحَىٰ ـ عَلَّمَهُ شَدِيدُ الْقُوَىٰ ». (النجم)

 

En nous penchant sur le sens des mots cela nous permet d’en comprendre le but. Allah Le Très-Haut a utilisé le terme « enseigner » (‘allama) qui en langue arabe a une notion d’explication. Allah n’a pas utilisé le terme « faire apprendre par coeur » ou « faire mémoriser » (haffadza), et il y a en cela une orientation bien différente.

 

Ils ont  également une autre interprétation des versets de la sourate « Al Qiyamah »:

 

Le cheikh Ar Razi (rahimahullah) a dit : « Le verset [Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation] prouve que le Prophète ﷺ récitait le Coran en même temps que Jibril (qu’Allah lui accorde le salut), et qu’en même temps, de par son attachement au savoir, le Prophète ﷺ le questionnait au sujet du sens des versets. Allah le Très Haut a interdit au Prophète ﷺ de s’occuper des deux choses en même temps (les mots et le sens). Allah le très haut a interdit au Prophète ﷺ de réciter avec Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) par le verset [et quand Nous l’aurons lu, suis-en bien la lecture] et Il lui a interdit de poser des questions sur le sens des versets par le verset : [A Nous, ensuite incombera son explication].

Le docteur Yussuf al Hati (qu’Allah le préserve) a dit à propos de l’interdiction citée dans le verset : « La cause de cette interdiction est peut-être, et Allah est plus savant, la Volonté d’Allah que le Prophète ﷺ ne s’occupe de la mémorisation au détriment de sa compréhension ».

Le Cheikh Ibn Baz (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit en commentant le hadith d’Abdallah ibn ‘Abbas (qu’Allah l’agrée) :

« Le Prophète était le plus généreux des gens et il l’était encore plus pendant le mois du Ramadan lorsqu’il rencontrait Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) et qu’Il lui faisait étudier le Coran. Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) le rencontrait chaque nuit du mois de ramadan et il le lui faisait étudier. » (Rapporté par al Bukhari).

 

Le Cheikh ibn Baz dit : « On apprend de ce hadith l’importance de l’étude du Coran. On apprend également qu’il est préférable qu’il soit enseigné par une personne dont l’étudiant tire des bénéfices et qui le fait progresser. Le… Cliquez pour tweeter (majmou’ al fatawa de cheikh ibn Baz)

Docteur Taha Chérif Yunus a dit en commentant le même hadith : « Qu’est-ce qui empêche que l’étude du Coran entre Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) et le Prophète ﷺ ait été une étude du « sens » et des « mots » ? Pourquoi se limiter dans cette étude à un suivi des mots et à leur mémorisation? Sans oublier qu’Allah Le Très-Haut s’est chargé du rassemblement de ses mots dans le cœur du Prophète, il n’oubliera ni ses mots, ni sa récitation.

De plus, les rencontres entre le Prophète ﷺ et Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) étaient régulières, et le Prophète ﷺ les transformait en action. L’exemple se trouve dans ce hadith, par l’augmentation de Sa générosité ﷺ et de Ses dépenses. Il n’y a aucun doute que ceci est un effet de l’étude du sens et non pas un effet de l’étude des mots du Coran ». (Tiré du livre « Voyage de recherche à propos des fervents adeptes du coran » du docteur Taha Cherif Yunus).

 

En réponse à la question « que signifiait apprendre le Coran au temps du Prophète ﷺ », tout ceci nous démontre donc que  l’enseignement de Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) concernait les « mots » du Coran, et il est fort probable qu’il lui ai également enseigné son « sens ».

La récitation occupe  une place très importante car Allah Le Très-Haut a désigné le meilleur ange pour l’enseigner au meilleur des Prophètes ﷺ, mais, nous voyons que son sens est plus important car selon les savants qui soutiennent le deuxième avis, l’étude du sens faisait partie intégrante de l’enseignement de Jibril (qu’Allah lui accorde le salut) et selon les savants du premier avis, c’est Allah Le Très-Haut Lui-même qui s’est chargé de son enseignement au Prophète ﷺ. Ceci accentue l’importance qu’Allah Le Très-Haut  porte au « sens » du Coran.

Apprendre le coran du temps du prophète ﷺ signifiait donc apprendre les « mots » du coran ainsi que son « sens ».

 

Et pour toi, dans ton quotidien,  « apprendre le coran » se fait-il de la même façon qu’à l’époque du Prophète ﷺ ? …

 

… Prends un instant pour méditer sur ton apprentissage actuel du Coran …

 

Apprends-tu le Coran ? Si ta réponse est négative, remets-toi sérieusement en question car ce n’est pas normal qu’un musulman n’apprenne pas le coran. Mon frère, ma soeur, apprendre le coran doit être une de tes priorités! Cliquez pour tweeter

 

Si la réponse est positive,  compare alors ton apprentissage à celui de notre bien aimé ﷺ.

Si il y a en cela des divergences,  imagine-toi alors changer ta façon de faire et apprendre le Coran comme le faisait notre Prophète ﷺ. Imagine-toi apprendre le sens du Coran, comprendre le message qu’Allah Le Très-Haut t’adresse. Imagine toi comprendre le Coran,  comprendre la description de l’enfer, la description du paradis, pouvoir méditer sur Ses signes, ceux qu’Il a placé en nous et dans toute Sa création, pouvoir saisir et tirer les leçons des peuples antérieurs… imagine-toi comprendre et vivre le Coran …

Ceci doit être l’objectif de notre apprentissage, et n’oublie pas, cher frère, chère soeur, qu’avec l’aide d’Allah Le Généreux ceci n’est pas difficile,. Il nous dit :

[En effet, Nous avons rendu le Coran facile. Y a-t-il quelqu’un pour réfléchir?]

(Al Qamar 17 – sens approximatif)

 

Pour finir, il semble intéressant d’énoncer ces paroles de Cheikh al islam Ibn Taymiya, qu’Allah lui fasse miséricorde :

« Ce qui est demandé, en ce qui concerne le Coran, c’est la compréhension de son sens et sa mise en pratique. Si cela n’est pas l’objectif de celui qui le mémorise, il ne fait pas partie des gens de science ni des gens du savoir, même s’il a mémorisé tout le Coran ou une grande partie. Apprendre ce qu’il comprend du Coran est mieux que de réciter ce qu’il ne comprend pas ».

 

Nous demandons à Allah Le Très-Haut  de nous faire apprendre le Coran comme le faisait le prophète ﷺ et ses compagnons (qu’Allah les agrée). Nous lui demandons de nous faciliter cet apprentissage et que cet apprentissage soit fait exclusivement pour Lui et qu’il soit en conformité avec la Sunna de notre noble prophète ﷺ. Amin.

 

Allah est plus savant.

 

Abdel karim.

La lecture du coran est l’une des adoration préférée des musulmans (notamment pendant le Ramadan). Sur ce sujet, vous avez été beaucoup à me contacter par mail pour me demander:

« Faut-il lire le Coran rapidement sans forcément comprendre ce que l’on lit, ou doit-on lire plus lentement en essayant de comprendre et de méditer ? »

 

Pour répondre simplement, le mieux est de faire les deux . La quantité avec la qualité. Nous devons lire le Coran de la meilleure des manières.

La langue, le cœur et l’esprit doivent participer à la lecture du coran. Plus nous lisons de cette manière, mieux c’est !

Celui qui lit le Coran quatre heures en le comprenant et le méditant est meilleur que celui qui ne le lit que trois heures.

 

Par contre, si nous sommes pris par le temps et que nous devons choisir entre la qualité et la quantité, que faire?

Comme toute chose, il faut privilégier la qualité avec une lecture lente dans laquelle le lecteur cherchera à comprendre et méditer les paroles d’Allah Le Très-Haut.

Quoi !!! Le but pendant le Ramadan n’est-il pas de lire le plus ? je sais que certains se posent cette question.

Je leur réponds que non ! Le but du Coran est d’être compris et mis en pratique.

Nous rappelons que la compréhension du Coran et sa méditation sont obligatoires, ne l’oublions pas ! Alors que sa lecture est surérogatoire ! Et nous savons tous que l’obligatoire est plus méritoire que le surérogatoire.

Le Prophète ﷺ nous dit que pour chaque lettre du Coran que le musulman lit, il aura le droit à dix hassanates (bonnes actions). Imaginez-vous la récompense de celui qui comprend ces lettres et les met en pratique !

 

Je pense que certains d’entre vous veulent des preuves de ce que j’avance. Je vais vous en citer ci-dessous, issues du Coran, de la Sunna et des paroles de compagnons.

– Le Coran nous dit qu’Allah privilégie la qualité à la quantité :

Le plus important auprès d’Allah est la qualité et non la quantité. Allah nous le rappelle plusieurs fois dans le Coran, Il nous dit :

« الذي خلق الموت والحياة ليبلوكم أيكم أحسن عملا وهو العزيز الغفور »

{ Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur} (Al Mulk V.2) [ sens rapproché et approximatif du verset ]

Puis Il nous dit :

 » إِنَّا جَعَلْنَا مَا عَلَى الْأَرْضِ زِينَةً لَّهَا لِنَبْلُوَهُمْ أَيُّهُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا » (الكهف 7)

 

{ Nous avons placé ce qu’il y a sur la terre pour l’embellir, afin d’éprouver (les hommes et afin de savoir) qui d’entre eux sont les meilleurs dans leurs actions} (Al Kahf V.7) [ sens rapproché et approximatif du verset ]

 

Nous voyons bien qu’Allah Le Très-Haut privilégie la qualité à la quantité car il n’a pas dit par exemple : Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous fait le plus d’actions.

 

Al Hafidz ibn Rajab (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Les pieux prédécesseurs se recommandaient la perfection dans les actes et la qualité sans parler de quantité. Certes un acte de qualité est mieux que plusieurs actes… Cliquez pour tweeter

Le prophète ﷺ nous rappelle cette notion de qualité également, il ﷺ a dit à Mo’adh ibn Jabal : « Je te recommande de toujours dire après tes prières : Ô Allah, aide moi pour que je T’évoque, Te remercie et que je perfectionne Ton adoration » (rapporté par l’imam Ahmad)

– Allah le très haut recommande une lecture du coran lente

 

 » وَقُرْآنًا فَرَقْنَاهُ لِتَقْرَأَهُ عَلَى النَّاسِ عَلَىٰ مُكْثٍ وَنَزَّلْنَاهُ تَنزِيلًا » (الإسرء 106)

 

{(Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l’avons fait descendre graduellement] (Al Isra V.106) [ sens rapproché et approximatif du verset ]

 

L’imam At Tabari a dit en parlant de ce verset : « pour que tu le lises ô Mohammed lentement aux gens, que tu le psalmodies et que tu l’expliques. Surtout ne récite pas rapidement de peur qu’on ne le comprenne pas » (tafsir At Tabari).

 

Ibn Al Jawzi a dit : « Lis le lentement pour le médité ». ( Tafsir zad al masir ).

 

Allah Le Très-Haut nous dit également :

 

« وَرَتِّلِ الْقُرْآنَ تَرْتِيلًا » (المزمل 4)

{Et récite le Coran, lentement et clairement} (Al Muzammil V.4} [ sens rapproché et approximatif du verset ]

 

« La récitation ( at tartil ) est le fait de lire lentement en prononçant bien toutes les lettres. Ceci a pour but de faciliter la compréhension des sens du Coran » (fath al bari)

– Le Prophète ﷺ privilégie la qualité à la quantité :

 

Il est rapporté que le prophète ﷺ disait dans son invocation d’ouverture de la prière : « Ô Allah dirige moi vers le meilleur des actes et le meilleur des comportements. Certes, Tu es le seul à guider vers le meilleur » ( sunan an Nasa’i ).

 

Le Prophète ﷺ a dit à ‘Abdallah ibn ‘Amr : « Ne lis pas le Coran en moins de trois jours. Celui qui lit le Coran en moins de trois jours ne le comprend pas » ( rapporté par l’imam Ahmed et authentifié par Al Albani ) Cliquez pour tweeter

 

Pour savoir comment le Prophète ﷺ récitait le Coran, cliquez ici.

 

– Les femmes du Prophète ﷺ privilégiaient la qualité à la quantité :

 

Il a été rapporté à Aïcha ( qu’Allah l’agrée ) que des gens récitaient le Coran ( dans sa globalité ) une fois ou deux fois dans la même nuit. Elle a dit :

« Ils ont récité sans réciter ». Puis elle dit : « Je priais la nuit avec le Prophète ﷺ ; il récitait les sourates al Baqarah, al ‘Imran et an Nissa, et il ne récitait pas un verset mentionnant la crainte d’Allah sans demander protection à Allah ; il ne récitait pas un verset mentionnant une bonne nouvelle sans invoquer Allah et la désirer » ( le musnad de l’imam Ahmed )

– Les Compagnons ( qu’Allah les agréé ) privilégiaient la qualité à la quantité en matière de lecture du coran:

 

Aly qu’Allah l’agréé a dit : « Il n’y a aucun bien dans une adoration dépourvue de savoir, ni dans le savoir dénué de compréhension, ni dans une lecture privée de méditation » ( tafsir al Qortobi ) Cliquez pour tweeter

 

Zayd ibn Thabit a été questionné sur la lecture du Coran en sept jours. Il répondit : « C’est  bien, mais le lire en quinze  jours m’est préférable pour que je puisse le comprendre et le méditer ». ( Al mowatta ).

 

Après avoir vu tout cela nous pouvons dire en ce qui concerne la lecture du Coran que :

  • Lire beaucoup et bien ( avec compréhension et méditation ) est la meilleure des choses.
  • Si on ne peut pas, par manque de temps ou autres, on privilégiera la qualité à la quantité.

 

J’espère que cet article vous a été profitable et qu’il changera l’habitude de certains. N’hésitez pas à le partager !!!

 

Allah est Le Plus Savant

Abdel Karim

Au nom d’Allah, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux.

Dans le hadith suivant, le Prophète ﷺ catégorise le musulman quant à sa relation avec le Coran. Il est intéressant de lire et de méditer ce hadith pour se rendre compte de nos manquements envers le Livre d’Allah pour pouvoir nous corriger au plus vite inchaAllah.

Lire la suite

La mémorisation du coran est devenue aujourd’hui chose courante pour beaucoup de musulmans. On voit dans le monde entier des étudiants apprendre par coeur le livre d’Allah. Ces étudiants (enfants, adultes, arabophones ou non) passent une grande partie de leur vie à répéter les versets du coran jusqu’à les graver dans leurs esprits.

je vais par cet article, faire une petite comparaison entre la mémorisation du Coran à l’époque du Prophète ﷺ et la mémorisation du Coran actuelle. Lire la suite

Une noble adoration:

Tout d’abord, il faut savoir que la récitation du Coran fait partie des plus nobles des adorations. Il est vrai que c’était l’une des adorations préférées du Prophète ﷺ . Comme toutes les adorations, elle se compose de deux conditions:

  • elle doit être réalisée sincèrement pour Allah (l’exclusivité)
  • elle doit être conforme à la tradition prophétique.

La première condition, l’intention, est un travail personnel. Tout le monde doit travailler son intention avant de lire ou de réciter le Coran pour que cette adoration soit réalisée exclusivement pour Allah.

Pour la deuxième condition, la conformité, nous devons tous savoir comment le Prophète ﷺ récitait le Coran pour que l’on puisse le suivre dans cette grande adoration.

 

Les femmes du Prophète ﷺ nous décrivent sa récitation du Coran:

Qui de mieux peut nous décrire la récitation du Coran du Prophète ﷺ que ses Femmes (qu’Allah le très Haut les agrée) ?

Par exemple, Oum Salama (qu’Allah l’agrée) nous a dit : « le Prophète récitait le Coran verset par verset ». (Dans le sens ou sa récitation était lente)

Elle nous dit également : « Sa récitation était prolongée ».

Elle nous dit encore : « La récitation du Coran du Messager d’Allah était une récitation claire, lettre par lettre ». (Rapporté par ibn abi chaybah)

Aïcha (qu’Allah l’agrée) nous dit : « Le Prophète ne terminait pas la récitation du Coran en moins de trois jours ».

Le prophète ﷺ nous explique la raison, il a dit à ‘Abdallah ibn Amr (qu’Allah l’agrée) :

« Ne récite pas le Coran entièrement en moins de trois jours car celui qui le récite en moins de trois jours ne le comprend pas ». (Rapporté par Ahmed et authentifié par le Cheikh al Albany). Cliquez pour tweeter

 

Les Compagnons du Prophète ﷺ nous parlent de sa récitation:

Au tour des Compagnons (qu’Allah les agrée) de nous parler de la récitation du Coran du Prophète ﷺ :

Al Bara’a qu’Allah l’agrée nous dit : « J’ai entendu le Prophète réciter la sourate At Tin (l’olivier) pendant la prière du soir, et je n’ai jamais entendu une plus belle voix que la sienne ». (Rapporté par Al Bukhari).

Hudhayfa (qu’Allah l’agrée) a dit : « La récitation du Coran du Prophète était lente et calme. A chaque fois qu’Il récitait un verset dans lequel il y avait des évocations, il évoquait Allah, exalté soit-Il. Quand il récitait un verset dans lequel il y avait une requête adressée à Allah, exalté soit-Il, il la Lui adressait et quand il récitait un verset dans lequel il y avait la demande de la protection d’Allah, exalté soit-Il, Il la lui demandait » (Rapporté par Muslim).

Qatada (qu’Allah l’agrée) rapporte que Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée) a été questionné sur la récitation du Prophète ﷺ, il dit : « Il prolongeait les mots , puis Anas qu’Allah l’agrée récita bismillah ar rahman ar rahim en prolongeant les mots ».  (Rapporté par Al Bukhari).

Abû Dhar, qu’Allah soit satisfait de lui, a rapporté : « Le Prophète accomplit la prière nocturne en récitant un verset qu’il répéta jusqu’au matin. Ce verset est (sens du verset) : « Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est Toi le Puissant, le Sage. » (Rapporté par l’imam Ahmed). Hadith hassan (bon).

 

Ce que nous apprenons de ces hadiths sur la récitation du Prophète ﷺ :

  • Qu’il ﷺ récitait le Coran avec une belle voix,
  • Que sa récitation était lente et calme, dans la prière ou en dehors de la prière comme l’a précisé l’imam An Nawawi (qu’Allah lui fasse miséricorde).
  • Il récitait en prolongeant les mots.
  • Il répétait les versets lorsqu’il priait seul.
  • Sa récitation n’était pas seulement des mots prononcés par la langue, mais c’était une récitation du cœur et de l’esprit car il comprenait et méditait ce qu’il récitait.

 

Réciter le Coran d’une belle voix, lentement, répéter ses versets… tout cela est plus propice à la compréhension et à la méditation de ses versets. Il avait compris ﷺ que l’imam qui récite le Coran est le premier prédicateur car il transmet les versets du Coran aux gens et il n’y a pas de meilleur rappel que les versets du Coran.

 

Pour conclure,

nous voyons bien bien que notre Prophète vivait la récitation du Coran. Il comprenait et méditait ce qu’il récitait. Quand il récitait un verset qui comportait des évocations, il évoquait Allah, exalté soit-Il. Quand il récitait un verset contenant une requête adressée à Allah, exalté soit-Il, il la Lui adressait et quand il récitait un verset demandant la protection d’Allah, exalté soit-Il, il la demandait.

 

Prends une minute pour réfléchir à ta récitation actuelle, et compare la à celle de notre bien aimé ﷺ.

Puis imagine-toi réciter le Coran comme le faisait notre Prophète ﷺ.

Imagine-toi réciter le Coran d’une belle voix, lentement, calmement.

Imagine-toi réciter le Coran le jour du jugement dernier et monter dans les degrés du paradis.

Le Prophète ﷺ nous dit :

« Le jour du jugement dernier, on dira au lecteur assidu du Coran : « Lis et monte dans les degrés du paradis. Récite clairement le Coran comme tu le faisais dans le bas-monde. Ta place au paradis te sera fixée au dernier verset que tu lira ». (Rapporté par Abu Daoud et Tirmidhi).

Imagine-toi comprendre et méditer ce que tu récites. Quelle bonne sensation !

Réciter le Coran comme le Prophète ﷺ doit être notre objectif et ceci est facile avec l’aide d’Allah le très Haut, car lui-même nous dit : [En effet Nous avons rendu le Coran facile, alors, y a-t-il quelqu’un pour réfléchir]. (al Qamar v.17).

 » ولقد يسرنا القرآن للذكر فهل من مدكر « .

Ce verset se répète 4 fois dans la sourate « al Qamar» et Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :

« La facilité du Coran a plusieurs aspects :

  • Allah le Très Haut a facilité la mémorisation de ses mots,
  • Il a facilité la compréhension de son sens,
  • Il a facilité l’application de ses ordres et l’éloignement de ses interdits. »

 

Je demande à Allah de très Haut, qu’il fasse de nous des gens qui lisent le Coran comme le prophète ﷺ et qu’Il fasse de nous des gens qui vivent le Coran. Allahumma amine.

 

Abdel Karim.